NEUROSUP PRO est-elle conçue pour tous les formateurs ?


Oui.

1. Quel que soit leur statut (indépendant, salarié, intervenant auprès d'un Organisme de Formation, etc.).

2. Quel que soit le domaine où ils sont spécialisés. Les règles d'apprentissage étant les mêmes pour tous les cerveaux !


            Horaires, lieux, tarifs pour les Formateurs Indépendants


1. La formation sera composée d'une journée de 7h en présentiel

+ 4 participations de 10 minutes chacune via la page "Suivi sécurisé post-formation" de ce site en distanciel pour le suivi post-formation (qui aura lieu 1 jour après, puis 1 semaine après, puis 1 mois après, puis 1 semestre après), pour assurer la mémorisation et les nuances de compréhension des informations données le jour de la formation en présentiel (luttant ainsi contre l'oubli post-formation que tout le monde connaît).

 

2. Elle se déroulera dans une salle de réunion de Montpellier, que je réserverai en fonction de sa disponibilité à la date choisie.

 

3.A  Le nombre de participants ne pourra pas excéder 10.

3.B  Le tarif sera de 300 euros H.T par participant (pas de TVA à rajouter).

 

4. Les horaires seront les suivants :

* 9H00 - 12H30 : 1ère partie de la formation (avec pause de 15 minutes incluse).

* 12H30-13H30 : repas

* 13H30 - 17H : 2ème partie de la formation (avec pause de 15 minutes incluse).


            Horaires, lieux, tarifs pour les Organismes de Formation


1. Comme pour les formateurs indépendants, la formation est là aussi composée d'une journée de 7h en présentiel + 4 participations de 10 minutes chacune via la page "Suivi sécurisé post-formation" de ce site en distanciel pour le suivi post-formation (qui aura lieu 1 jour après, puis 1 semaine après, puis 1 mois après, puis 1 semestre après), pour assurer la mémorisation et les nuances de compréhension des informations données le jour de la formation en présentiel (luttant ainsi contre l'oubli post-formation que tout le monde connaît).

 

2. Elle se déroulera dans l'enceinte de l'Organisme de Formation, s'il s'agit de sa demande (comme c'est le cas dans 95% des situations).

 

3A. si le nombre de participants ne dépasse pas 10, le même tarif que pour les formateurs indépendants sera appliqué (300 euros H.T par personne. Pas de TVA  à  ajouter).

 

3B. si le nombre de participants dépasse 10 formateurs, un devis à la baisse, par participant voire forfaitaire sera appliqué après entente avec l'établissement demandeur. La palette des configurations étant très large, allant parfois jusqu'à la demande d'intervention sur plusieurs sites, par exemple sur plusieurs IUT-BUT dépendant de la même hiérarchie.

 

3.C. certains Organismes de Formation souhaitent la venue des deux formations présentées sur ce site :

- NEUROSUP PRO (destinée aux formateurs pour réduire les "pièges à oublis", silencieux mais bien présents, lors de la présentation des connaissances aux stagiaires).

ET

- NEUROSUP EDUCATION (destinée aux formateurs désirant connaître les stratégies souvent déjà utilisées empiriquement par les professionnels de la formation, ponctuellement, sans en avoir eu jusqu'à présent la raison de ces succès, ou les arguments neuroscientifiques à pouvoir fournir aux stagiaires pour les convaincre et les encourager plus facilement). Cf., dans onglet 5 : NEUROSUP EDUCATION et ses 200 lieux d'intervention.

 

Bien entendu, là aussi il s'agit d'une configuration qui aboutit à un devis à la baisse.

 

3.D. enfin, si l'Organisme de Formation a déjà un projet interne qu'elle voudrait voir enrichi d'informations issues de NEUROSUP PRO et/ou de NEUROSUP EDUCATION, elles peuvent également me soumettre l'idée d'interventions ciblées ou hybrides, qui là aussi donnerait lieu à des modalités (forme, coût, contenu, public, etc.) différentes de la demande d'un autre Organisme de Formation.

 

3.E. selon la configuration décidée et le nombre de formateurs présents, les deux formations NEUROSUP PRO et NEUROSUP EDUCATION peuvent être adaptées aux amphis si les contenus retenus ne l'empêchent pas et si c'est un souhait très fort de l'Organisme de Formation. L'interactivité "amphi-moi" restera très présente grâce à plusieurs astuces éprouvées depuis 12 ans ; l'interactivité "entre binômes de formateurs" sera moindre, bien entendu.

 

4. Les 7h de la journée de formation seront fixées par l'Organisme de Formation (en préservant une pause de 15 minutes le matin et une autre de 15 minutes l'après-midi).


     Méthodologie de la formation NEUROSUP PRO


1. 22 petits tests simples que les formateurs feront le jour de la formation pour constater ... qu'effectivement leurs cerveaux tombent eux aussi majoritairement dans les mêmes pièges à oublis que leurs stagiaires !

 

2. explications neuroscientifiques au vocabulaire accessible, des raisons pour lesquelles le cerveau est attiré par ces pièges.

 

3. 30 parades/stratégies pour formateurs, afin de les éviter.

 

4. Vérification qu'il y a effectivement une plus-value.

 

5. Les stratégies fournies auront pour point commun d'être utilisables dès le lendemain de la formation, sans matériel ou budget à obtenir pour les tester en situation, si on le souhaite.


Plan de la journée de formation présentielle de 7h

I. Explication préliminaire du processus de base d'enregistrement d'une donnée par le cerveau :

II.  Puis passage en revue des obstacles à cela, au travers des 22 "pièges à oublis" présentés un par un

et regroupés selon 3 catégories :

A. première catégorie de "pièges à oublis" : dès que le cerveau rencontre une nouvelle information.

Pièges A1 :  quand on ne dit pas au cerveau  QUAND et SUR QUOI l’attention doit s’attarder.

Pièges A2 : quand un élément distracteur est présent sur le document.

Pièges A3 : quand ce qui est proposé ou mené est en attention partagée.

Pièges A4 : quand le cerveau ne sait pas que l’information va servir pour le futur proche.

Pièges A5 : quand ce qui paraît inaccessible pour le cerveau détourne son attention.

 

B. deuxième catégorie de "pièges à oublis" : au début de l’encodage.

Pièges B1 : quand l’information principale est mélangée à d’autres informations plus secondaires.

Pièges B2 : quand on oublie que l’attention sélective sélectionne la cible principale, mais « floute » les détails.

Pièges B3 : quand il n’y a pas eu d’instants dédiés à la « mémorisation » lors de la formation.

Pièges B4 : quand trop d’informations sont arrivées en « mémoire de travail ».

 

C. troisième catégorie de "pièges à oublis" : quand le cerveau a fini l’encodage.

Pièges C1 : l’information n’a pas été revue assez souvent.

Pièges C2 : le cerveau manque d’indices récupérateurs.

Pièges C3 : le système 1 du cerveau n’est pas d’accord avec l’information.

Pièges C4 : au fil du temps, la mémoire épisodique comble ses multiples oublis par du « simplement probable ».


Pour les passionnés du sujet (surtout eux), quelques éléments de lecture (issus de Xos.fr) : 


    1.Sur l’encodage des informations

     

    L’encodage est le mécanisme qui nous permet de coder les stimuli, c’est-à-dire de transformer les informations perçues par nos sens en des représentations qui laisseront une trace mnésique. De la qualité de l’encodage dépend la qualité de la récupération, soit notre capacité à récupérer nos souvenirs. Il faut donc particulièrement soigner l’encodage. L’attention est primordiale. Cela implique d’être attentif, c’est-à-dire de pouvoir éliminer les stimuli indésirables, ceux qui ne participent pas à l’apprentissage. Notre système attentionnel est en effet très limité. La clarté de l’information transmise est importante… Les informations à encoder doivent être compréhensibles, ce qui implique de la part du formateur une bonne connaissance de son matériel pédagogique mais aussi une langue claire et précise et des qualités d’explication. L’apprenant doit quant à lui disposer des connaissances préalables requises. Mais la clarté est insuffisante pour former un souvenir. Comprendre est insuffisant à garantir le stockage de l’information parce que l’encodage et le stockage sont des mécanismes différents. La nécessité d’un contexte riche… S’il ne faut pas transmettre trop d’informations à la fois, chaque information importante doit être transmise dans un contexte riche. Il sera en effet plus difficile de se souvenir du mot « oiseau » dans la phrase « l’oiseau vole dans le ciel » que dans la phrase « Mon amie Manon a longuement observé un oiseau au plumage bleu voler dans le ciel puis fondre dans l’océan ». Dans la première phrase, le mot « oiseau » est associé à 5 autres mots, contre 19 dans la seconde. Chaque mot associé à « oiseau » constitue potentiellement un indice de récupération. Plus on a d’indice de récupération, plus on a de chances de récupérer le souvenir.

    Il faut soigner l’encodage

    L’encodage est le mécanisme qui nous permet de coder les stimuli, c’est-à-dire de transformer les informations perçues par nos sens en des représentations qui laisseront une trace mnésique.

    De la qualité de l’encodage dépend la qualité de la récupération, soit notre capacité à récupérer nos souvenirs. Il faut donc particulièrement soigner l’encodage.

    L’attention est primordiale

    Cela implique d’être attentif, c’est-à-dire de pouvoir éliminer les stimuli indésirables, ceux qui ne participent pas à l’apprentissage. Notre système attentionnel est en effet très limité.

    La clarté de l’information transmise est importante…

    Les informations à encoder doivent être compréhensibles, ce qui implique de la part du formateur une bonne connaissance de son matériel pédagogique mais aussi une langue claire et précise et des qualités d’explication. L’apprenant doit quant à lui disposer des connaissances préalables requises.

    …Mais insuffisante pour former un souvenir.

    Comprendre est insuffisant à garantir le stockage de l’information parce que l’encodage et le stockage sont des mécanismes différents

     

    La nécessité d’un contexte riche…

    S’il ne faut pas transmettre trop d’informations à la fois, chaque information importante doit être transmise dans un contexte riche. Il sera en effet plus difficile de se souvenir du mot « oiseau » dans la phrase « l’oiseau vole dans le ciel » que dans la phrase « Mon amie Manon a longuement observé un oiseau au plumage bleu voler dans le ciel puis fondre dans l’océan ». Dans la première phrase, le mot « oiseau » est associé à 5 autres mots, contre 19 dans la seconde. Chaque mot associé à « oiseau » constitue potentiellement un indice de récupération. Plus on a d’indice de récupération, plus on a de chances de récupérer le souvenir.

    …Associé à des caractères distinctifs pour entretenir la variété

    Assurer un caractère distinctif aux informations lors de l’encodage est aussi un excellent moyen de combattre la courbe de l’oubli puisque dans ce cas, on lutte contre l’interférence proactive et rétroactive.

    La clef du succès : le travail personnel de l’apprenant qui transforme l’information

    Par réussite nous entendons assurer l’acquisition, dans le temps dévolu à la formation proprement dite, l’appropriation dans les temps suivant immédiatement la formation et la pérennisation dans les deux à trois mois après la formation.

    Cette première réflexion nous vient de la courbe de l’oubli (voir graphique ci-dessous), qui confirme bien qu’il n’y a pas de secret, et que la formation ne portera ses fruits que s’il y a répétitions.

    L’apprenant doit donc s’approprier les informations transmises par le formateur lors d’un travail de transformation qui marque son engagement cognitif. Ce travail peut prendre différentes formes : émettre des questions et réflexions, transformer un texte en dessin et inversement, reformuler, résumer, synthétiser, enseigner, modifier l’ordre, faire des liens avec d’autres thèmes, critiquer, etc.

    Ce travail de transformation de l’information est capital. Il peut être réalisé pendant le temps de formation dans le cadre de la classe renversée par exemple, mais aussi d’un cours magistral rénové, qui consiste à laisser des pauses régulières afin de s’approprier le matériel pédagogique, et bien entendu, hors du temps de formation.

     

    2.Sur la mémorisation et la consolidation des informations

     

    Pour le professionnel de la formation, bien connaître les différents systèmes de mémoire dont nous disposons est un atout. Cela permet de mieux faire le lien entre la façon dont il va enseigner et l’impact de son enseignement dans la durée.

    La mémoire ne fait pas appel à un centre spécifique mais à différentes structures réparties en profondeur comme en périphérie du cerveau.

    L’hippocampe : le chef d’orchestre de la mémoire. Situé dans la profondeur du lobe temporal, l’hippocampe joue un rôle majeur dans la mémorisation. Il coordonne l’étape d’encodage du souvenir en distribuant ses différents éléments vers les régions spécialisées pour qu’ils y soient traités (les images dans le cortex visuel, les sons dans le cortex auditif, les émotions dans l’amygdale…). Les neurones ainsi activés dans différentes zones se relient entre eux pour former un réseau selon la loi de Hebb. Il décide ensuite, en fonction de son utilité, de son stockage éventuel à plus long terme. Enfin, il coordonne le rappel du souvenir en récupérant ses différents éléments dans le cortex pour le réassembler. Cette étape, en se répétant, permet la consolidation progressive du souvenir. Lorsque le souvenir est fortement consolidé, l’hippocampe cesse de jouer ce rôle d’intermédiaire.

    L’amygdale : le système d’alerte. Également située dans la profondeur du lobe temporal, elle prolonge l’hippocampe. L’amygdale cérébrale (qui n’a rien à voir avec celles de la gorge) veille sur les émotions et déclenche l’alerte si besoin. En cas d’irruption d’une émotion désagréable, elle réquisitionne la mémoire pour assurer le stockage de cette émotion. Elle bloque le processus d’apprentissage pour ne plus s’occuper que de l’émotion.

    Le cortex cérébral : une large zone de stockage. Il s’agit des aires sensorielles du cortex. Le souvenir y est stocké de manière fragmentée. Le cortex occipital, à l’arrière du cerveau, gère les éléments visuels du souvenir. Le cortex temporal, au-dessus de l’oreille, gère les éléments auditifs, etc. Les éléments du souvenir sont ainsi stockés dans les différents lobes où ils ont été initialement codés.

    Le cortex préfrontal. Il donne l’accès au souvenir et permet l’effort de remémoration. La mémoire de travail sollicite en permanence le cortex préfrontal. Celui-ci est impliqué dans l’attention requise par la plupart des tâches cognitives.

    Le cervelet et les ganglions de la base. Situées en arrière et en bas du cerveau, ces structures interviennent dans la mémoire procédurale.

    On voit que l’hippocampe est une structure essentielle pour la mémoire. De fait, la plupart des pathologies de la mémoire (amnésies, Alzheimer…) relèvent de son dysfonctionnement.

    Le formateur devra :

    • structurer et hiérarchiser le contenu proposé ;
    • accepter que l’apprenant se réapproprie l’information d’une façon différente de la sienne ;
    • proposer des exercices individuels de déstructuration-restructuration ;
    • encourager et faciliter la restructuration personnelle et créative ;
    • en expliquer le rationnel scientifique pour donner du sens à l’effort.

    À chaque fois qu’il sera amené à présenter une information nouvelle sur laquelle l’ancrage mémoriel devra être renforcé, le formateur devra s’attacher à :

    la fournir avec son contexte (afin de donner du sens) ;

    solliciter une multitude d’associations mentales : relier le nouveau au connu, relier l’abstrait au concret, fournir et activer la recherche d’analogies et de métaphores ;

    inciter l’apprenant à rechercher une métaphore ou une analogie ; la relier à un maximum de notions déjà solidement intégrées.

    Les sens et les émotions sont souvent associés. De nombreuses stratégies bien connues permettent de capitaliser sur les deux, à titre d’exemple.

    Se mettre en scène en tant qu’intervenant, en tant que personnage à part entière. Il suffit pour cela de capitaliser sur son style, d’oser une touche excentrique ou encore de « jouer » une anecdote, par exemple.

    Prévoir des effets de surprise. Quand une situation ne produit pas l’effet escompté, notre cerveau est immédiatement alerté. C’est pourquoi une information reliée à un effet de surprise est mieux retenue que la même information sans cet effet.

    Introduire de la nouveauté sur le fond ou la forme. Notre cerveau est avide de nouveauté car elle active le circuit de la récompense.

    Utiliser l’humour, à condition de le pratiquer avec plaisir (notre cerveau est champion pour détecter les dissonances).

    Frapper l’imagination par des images fortes, des anecdotes… Nos sens sont fortement activés par l’imagination. Dans le cerveau, expérimenter une sensation ou l’imaginer produisent des activations très proches. C’est pour cela que notre cerveau est très suggestible (nous l’avons vu, il suffit d’imaginer une tranche de citron juteuse pour se mettre à saliver).

    Le formateur devra s’attacher à :

    encourager l’effort de répétition active individuelle, c’est-à-dire avec effort délibéré, en particulier s’il n’est pas immédiatement productif ;

    réactiver les idées clés à la fin de chaque « grain » d’apprentissage (idéalement travail individuel de restitution écrite sur une feuille blanche) ;

    répéter sous différentes formes : changer d’angle, de contexte… ; intercaler les sujets façon « mille-feuille » ;

    fractionner la répétition dans le temps ;

    pratiquer et faire pratiquer l’espacement croissant ; inciter à l’écriture manuelle ;

    fournir le rationnel scientifique de ces pratiques pour leur donner du sens ;

    susciter l’effort de remémoration active par des mises en situation deux par deux du type

    « je suis interviewé » ou « je suis le prof ».

    Le formateur devra s’attacher à :

    commencer chaque séquence par un test (quiz plutôt que QCM*…) ; fournir les réponses rapidement ;

    expliquer l’intérêt d’apprendre par essai-erreur ; expliquer la notion d’illusion de compétence ;

    donner le rationnel scientifique de l’intérêt du test pour motiver l’effort (gain de temps et de performance) ;

    gratifier l’expérience par une approche ludique (serious games).

    Le concepteur pédagogique de modules e-learning de qualité est amené à mettre en pratique assez régulièrement l’usage du test, et bien souvent une vraie formation en ligne commence par une évaluation en ligne. En auto-formation, se mettre en mouvement pour apprendre est encore plus complexe qu’en salle et il est donc important de très vite capter l’attention et l’intérêt de l’apprenant. Démarrer par un test (mise en situation, QCM, étude de cas) permet d’atteindre les objectifs majeurs suivants :

    mettre l’apprenant rapidement en situation active ; faire prendre conscience des lacunes éventuelles ; donner du sens aux apprentissages à venir.

    * Attention, certains QCM ne provoquent pas une remémoration active mais induisent les réponses par reconnaissance de l’information (voir la différence entre reconnaître et se remémorer plus haut).

    Les moyens mnémotechniques sont utiles à condition de ne jamais se substituer à la compréhension du sens.

    Le formateur devra s’attacher à :

    considérer la fréquence des répétitions et leur calendrier comme un critère de qualité déterminant de la formation ;

    respecter les limites de la mémoire de travail du débutant (voir plus haut) ; pratiquer la méthode du chunking tout au long de l’apprentissage ;

    utiliser le schéma optimal de répétition (proposé plus haut) pour rentabiliser les efforts

    fournis par les apprenants ;

    expliquer le transfert d’une mémoire à l’autre pour motiver effort et répétition ;

    objectiver par des critères concrets le stade débutant et le stade expert pour faciliter l’atteinte de l’objectif ;

    inciter à la métacognition pour identifier plus facilement les étapes de progrès.

     

    Sur le plan fonctionnel, l’humeur positive correspond à une diminution de l’activité de l’amygdale et à une augmentation de l’activité de l’aire para-hippocampique qui permet d’élargir le champ de l’attention. En cas d’émotions négatives, l’amygdale s’active et l’aire para-hippocampique diminue en activité, ce qui se manifeste par le fait que le sujet focalise son attention sur les détails et diminue sa capacité d’exploration. L’effet sur l’attention qui se manifeste quand la personne est dans une humeur positive porte le nom d’attention élargie*.

     

    Le formateur ou le concepteur pédagogique s’attachera à donner des réponses rapides aux exercices donnés aux apprenants et à décoder tout aussi rapidement et positivement ces

    erreurs effectuées en apportant la solution de façon claire et sans « jugement » sur l’erreur produite.

    La succession de petits défis atteignables de niveau progressivement croissant avec feedback immédiat récompense les efforts tout au long du chemin, ce qui est déterminant pour la motivation.